Les bienfaits du modèle AMAP dans le contexte du Covid-19

Durant la crise sanitaire et même en plein confinement, 350 familles des environs ont continué de venir prendre chaque semaine leur part de récolte de légumes et de produits paysans dans une des amaps créées par Les Paniers de Longpont.

Une serre de la ferme de l’Envol

L’association Les Paniers de Longpont a été créée en 2009 pour relancer l’agriculture paysanne locale en favorisant la création d’AMAPs dans les communes alentour. Elle est bien connue localement pour avoir permis la création de deux fermes maraîchères bio en Amap à Longpont-sur-Orge en 2010 et 2012. Elle contribue activement cette année à créer la « Ferme de l’Envol », exploitation de polyculture-élevage bio sur l’ancienne base aérienne BA217 de Brétigny-sur-Orge. 50 hectares de terres, bientôt étendus à 75ha, sont ainsi rendus à une production nourricière locale respectueuse de l’environnement.

Sur les 400 familles adhérentes de l’association qui habitent 20 communes alentour, 350 familles (les amapiens) viennent chercher chaque semaine une part de récolte de légumes et de produits paysans locaux, contribuant ainsi aux revenus de 11 agriculteurs et éleveurs régionaux.

L’AMAP (Association pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne) est un partenariat solidaire entre un producteur et un groupe de familles qui s’abonnent pour l’année à une part de la récolte du producteur. Cette part de récolte varie selon les saisons et les aléas de culture. Les 3 fermes maraîchères bio soutenues par l’association distribuent ainsi leurs légumes chaque semaine, et à dates fixes les produits paysans (poulets, œufs, pain, fromages, miel, fruits, etc…) des 8 autres fermes.

Ce modèle d’approvisionnement alimentaire en circuit court et de proximité résiste particulièrement bien dans la crise sanitaire actuelle, étant fondé sur des valeurs de confiance, de lien social, d’engagement individuel et collectif. 

Grâce à l’élaboration d’un protocole sanitaire strict et la mise en place de mesures barrière, les producteurs ont pu maintenir leurs distributions, garantissant aux familles leur accès à une alimentation bio, locale, goûteuse et de saison : des paramètres essentiels pour la santé, durant cette période difficile.

Les nombreux autres bienfaits du modèle étaient déjà bien ancrés dans notre territoire :

  • Réimplantation d’une agriculture périurbaine, locale, paysanne et durable
  • Revenu assuré pour le producteur grâce au préfinancement de sa production, et à l’absence d’intermédiaire
  • Distribution de la totalité de la récolte (aucun gaspillage)
  • Toute l’énergie du paysan consacrée à son métier (pas de soucis de commercialisation)
  • Rôle central du producteur au sein de la collectivité
  • Production respectueuse de l’environnement, réduction des transports et des emballages
  • Certitude de la provenance et des méthodes de production, où les consommateurs, petits et grands, retrouvent le sens de l’alimentation, du champ à l’assiette
  • Rapprochement du « mangeur » avec son territoire et avec la nature
  • Création de relations sociales fortes basées sur la solidarité et la confiance, de lien intergénérationnel : un projet citoyen mobilisateur